Effectué dans un cadre de dernière chance pour un accès au Mondial, ce transfert a, pour l’instant, tout d’un échec cuisant.
Après la victoire en coupe de France, l’objectif maintien pour le FC Nantes. C’est à cela que ressemble l’actuelle saison nantaise, faite de hauts et de beaucoup de bas. Antoine Kombouaré le sait : pour s’éloigner le plus vite de la zone de relégation, les Canaris doivent jouer collectif. S’appuyer sur les 3 buts d’Igniatus Ganago, ceux de Mostafa Mohamed (4 buts), ou de Moses Simon (5) ne suffit pas car chaque équipe de l’élite a la capacité de placer un joueur parmi les cinquante meilleurs buteurs du championnat. Connu pour sa rigueur défensive, Antoine Kombouaré a besoin d’un liant entre les deux côtés du terrain.
Moussa Sissoko, un immense gâchis
Absent du Mondial 2022, à hauteur de 71 sélections tricolores, Moussa Sissoko présentait le profil idéal pour Kombouaré. Mais jusqu’aujourd’hui, ses présentations ne suffisent pas. Et l’intéressé le reconnait, en toute lucidité : « Au début, ça n’a pas été simple. Je suis arrivé dans un nouveau club, des nouveaux joueurs, un nouvel environnement, un nouveau championnat, même si je l’ai connu il y a dix ans. Il fallait que je m’adapte. J’ai eu la naissance de mon nouveau-né. J’ai eu plein de choses à gérer. Je ne me trouve pas d’excuses. Je sais que j’aurais dû et pu mieux faire. J’assume pleinement. Je suis conscient que mon début de saison n’a pas été bon. Sur la fin, c’était mieux. J’en avais discuté avec le coach. Je sentais que je montais en puissance. Cela aurait été mieux pour moi de continuer », a déclaré le joueur à Ouest-France. Avec 49 matchs européens (avant son transfert à Nantes), Sissoko a tout le coffre nécessaire pour porter des Bretons le plus loin possible en huitièmes de finale d’Europa League.