Contraint de composer avec une austérité financière de plus en plus pesante, l'Olympique de Marseille doit se montrer particulièrement malin sur le marché des transferts. Pourtant, en coulisses, la cellule de recrutement phocéenne a bien du mal à cacher ses ambitions les plus folles. Le nouveau directeur sportif s'est positionné sur l'un des défenseurs les plus prometteurs du continent, même si l'opération ressemble aujourd'hui à un immense mirage économique.
Un chantier défensif XXL s'ouvre sur la Canebière
L’été s'annonce caniculaire et particulièrement agité au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus. Fraîchement installé aux commandes du secteur sportif en relais de Medhi Benatia, Grégory Lorenzi doit s'attaquer en priorité à la reconstruction complète de la charnière centrale. L'arrière-garde olympienne s'apprête en effet à perdre de sacrés morceaux : le champion du monde Benjamin Pavard ne sera pas conservé à l'issue de son prêt, tandis que le capitaine Leonardo Balerdi est poussé vers la sortie. L'Argentin possède l'une des plus fortes valeurs marchandes de l'effectif et son sacrifice avant le 30 juin est devenu vital pour équilibrer les comptes.
Le Dynamo Kiev réclame le double de sa valeur
Pour compenser ces départs majeurs, l'OM n'a pas oublié une piste hivernale de prestige. Selon les informations de la presse turque, les Phocéens surveillent de très près la situation de Taras Mykhavko, le roc du Dynamo Kiev. Du haut de ses 21 ans, le colosse ukrainien s'est imposé comme une véritable référence à l'Est, honorant sa première sélection internationale face à l'équipe de France en novembre dernier. Problème, et il est de taille : le club de la cité phocéenne traverse une crise de liquidités majeure et se retrouve confronté à des exigences financières totalement folles.
Une concurrence européenne qui fait grimper les enchères
Alors que la plateforme spécialisée Transfermarkt évalue le joueur à 10 millions d'euros, l'état-major du Dynamo Kiev compte bien profiter de l'engouement général pour faire sauter la banque. Le club ukrainien réclame pas moins de 20 millions d'euros pour libérer son joyau. Une surenchère alimentée par les intérêts très concrets de Trabzonspor en Turquie et du Benfica Lisbonne au Portugal. Face à de tels cadors armés financièrement, le cinquième du dernier exercice de Ligue 1 part avec un sérieux train de retard. Reste à savoir si Grégory Lorenzi saura trouver les mots pour convaincre le joueur de privilégier le projet marseillais.