Fraîchement installé dans ses fonctions de directeur sportif de l'Olympique de Marseille, Grégory Lorenzi a fait face aux journalistes ce mercredi. Sans langue de bois, l'ancien Brestois a levé le voile sur les dessous financiers du transfert de Mason Greenwood.
"Le marché a estimé qu’il ne valait pas 80 M€"
L’officialisation du départ de Mason Greenwood pour Fenerbahçe contre un chèque de 42 millions d’euros (bonus compris) continue de faire grincer des dents à Marseille. Face à la comparaison inévitable avec d'autres transferts du même secteur, à l'image d'Anthony Gordon envoyé au FC Barcelone pour 80 millions d'euros, de nombreux supporters estiment que le "facteur X" olympien a été bradé.
Interrogé sur le sujet lors de sa conférence de presse de présentation, Grégory Lorenzi a tenu à remettre les pendules à l'heure avec une déconcertante franchise. Le dirigeant a pointé du doigt les limites du marché pour un profil si singulier :
« Vous connaissez tous la complexité du dossier Greenwood à travers l’image que le joueur peut avoir. Quand on parle d’un montant, il ne faut pas penser qu’il y avait beaucoup d’opportunités pour Mason. Sur le dossier, les clubs n’ont pas frappé à notre porte. Donc entre avoir la volonté de vendre un joueur 80 ou 100 millions... Le marché a estimé que le joueur ne les valait pas. »
Un départ inéluctable et désiré par l'attaquant
Au-delà des réticences de la concurrence européenne, refroidie par le lourd passif extra-sportif du joueur de 24 ans, Lorenzi a rappelé que l'OM n'avait aucun intérêt à retenir un élément désireux de plier bagage au plus vite. En quête d'un nouveau challenge après deux saisons accomplies sur la Canebière (48 buts et 17 passes décisives en 81 apparitions), l'Anglais avait clairement exprimé ses envies d'ailleurs.
« Il y avait un désir du joueur de quitter l’OM le plus vite possible. Conserver un élément qui ne souhaitait plus porter le maillot de l'Olympique de Marseille, nous n'allions pas le faire. » a ajouté le directeur sportif. Pour conclure, le nouveau patron du secteur sportif a rassuré sur la bonne santé financière du club : malgré le pourcentage reversé à Manchester United, la somme négociée avec Fenerbahçe, payable sur trois ans, correspond en tout point aux exigences initiales du budget prévisionnel phocéen. Une page se tourne, et l'OM avance désormais sereinement sur son recrutement.