Le jour d'après est particulièrement douloureux en Artois. Après avoir sombré dans des proportions historiques face à Côme en Ligue des champions (9-1), le RC Lens tente de panser ses plaies à deux jours de recevoir l'Olympique de Marseille à Bollaert. Dans les colonnes de L'Équipe, le directeur sportif Jean-Louis Leca est sorti du silence pour dresser un bilan lucide et sans concession.
« Ce 9-1 n'est pas normal », l'écart de niveau assumé par la direction
Revenant sur cette déroute européenne qui restera gravée dans l'histoire du football français, l'ancien portier Sang et Or n'a pas cherché à masquer les faiblesses actuelles du groupe artésien face aux cadors du continent.
« On ne va pas se mentir, on n'est pas au niveau de la Ligue des champions. C'est comme ça mais ça ne veut pas dire que ce 9-1 est normal. Il n'est pas normal. La Ligue des champions a tendance à tendre l'atmosphère. C'est un peu comme si elle brisait notre dynamique en championnat », a analysé le dirigeant lensois, rappelant également la baisse significative des investissements et de la masse salariale par rapport aux campagnes européennes précédentes.
Yannick Cahuzac conforté malgré le sentiment d'humiliation
Cette claque mémorable a évidemment fragilisé la position de Yannick Cahuzac, nommé à la tête de l'équipe première après l'éviction de Dino Toppmöller. Si le technicien a lui-même confessé un profond sentiment de honte, la direction du club refuse catégoriquement d'envisager un changement sur le banc de touche.
« Personne ne pense à partir. Ni lui, ni nous. S'il nous avait proposé sa démission, on l'aurait refusée », a tranché avec fermeté Jean-Louis Leca. Une prise de position claire visant à resserrer les rangs avant le choc dominical face à l'OM en Ligue 1.