Le ciel vient de tomber sur la tête des supporters alsaciens. Alors que la stabilité semblait enfin de mise sur le banc de la Meinau, une bombe médiatique a secoué le club ces dernières heures. Six petits mois seulement après son arrivée pour stabiliser l'équipe, le technicien anglais Gary O’Neil s'apprête à faire ses valises, laissant une institution strasbourgeoise totalement prise au dépourvu à l'aube de la nouvelle saison.
L'appel irrésistible de la Premier League
Le couperet est tombé via une révélation exclusive du média britannique The Athletic : Gary O’Neil va s'engager avec Ipswich Town, le club promu de l'élite anglaise. Si l'accord financier entre BlueCo et la formation d'outre-Manche est en passe d'être finalisé pour racheter son contrat qui courait jusqu'en 2028, ce départ surprise est tout sauf un hasard. Malgré un bilan flatteur dans l'Est de la France, marqué par une 8e place en Ligue 1 et des épopées mémorables en Coupe de France et en Ligue Europa Conférence, le manager de 43 ans n’a jamais caché son désir de retrouver les pelouses anglaises, surtout face à l'insistance du club des Tractor Boys qui en avait fait sa priorité absolue.
Les promesses non tenues de la galaxie BlueCo
Au-delà de l'attrait géographique, les coulisses de cette rupture révèlent de profondes fractures internes. Comme le rapporte L’Équipe, le coach ne digérait plus la perte d'ambition sportive imposée par le consortium américain. Privé d'Europe et contraint de voir des cadres comme Valentín Barco ou Emmanuel Emegha filer vers Chelsea, O’Neil s’était déjà fendu d'une sortie médiatique assassine en fin de saison : « On s’est ratés en janvier sur le mercato. On s’est affaibli au lieu d’améliorer le groupe ». Cette critique frontale, très mal vécue par sa direction, avait scellé le point de non-retour pour le RC Lens de l'Est, qui doit désormais se mettre en quête d'un énième entraîneur.