Bordeaux : Le maire tape du poing sur la table et refuse le rachat des Girondins

L'avenir des Girondins de Bordeaux se joue plus que jamais en coulisses, et le feuilleton vient de prendre une tournure explosive. Alors que les supporters pansent encore leurs plaies après l'échec de la montée sportive en Ligue 3, l'espoir d'un changement de propriétaire renaît avec la piste Sparta Capital. Mais c'était sans compter sur la fermeté inflexible de la municipalité bordelaise : le nouveau maire a officiellement recalé la première offre de reprise.

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Illustration : "Bordeaux : Le maire tape du poing sur la table et refuse le rachat des Girondins"
© Site officiel des Girondins de Bordeaux

Thomas Cazenave intraitable face aux exigences de Sparta Capital

Le fonds d'investissement Sparta Capital espérait imposer ses conditions pour racheter le club au scapulaire des mains de Gérard Lopez. Malheureusement pour les repreneurs, la donne politique a radicalement changé en Gironde depuis le renouvellement de la municipalité en avril dernier, installant un climat beaucoup moins conciliant pour l'actuel propriétaire.

Lors de la dernière réunion de Bordeaux Métropole, le maire Thomas Cazenave a mis les points sur les i en annonçant le rejet pur et simple de la lettre d'intention des investisseurs. Dans des propos relayés par le site spécialisé WebGirondins, l'édile a fustigé une clause visant à effacer l'ardoise financière laissée par la gestion actuelle.

Pas question de passer l'éponge sur une ardoise de 20 M€

« Nous avons jugé inacceptables les propositions qui nous ont été faites », a martelé Thomas Cazenave. La discorde principale repose sur le loyer du Matmut Atlantique. L'élu refuse catégoriquement d'abandonner les poursuites judiciaires menées contre Gérard Lopez pour récupérer les impayés :

« Il n’est pas acceptable de renoncer au contentieux qui nous lie au propriétaire actuel pour recouvrer les sommes des loyers impayés. Il y a une procédure en cours, et il s'était porté garant. Il est pour ma part impossible d'y renoncer. »

La municipalité exige ainsi que Lopez assume personnellement sa dette estimée à 20 millions d'euros. Bien que ferme, la mairie ne souhaite pas pour autant pousser le club vers le dépôt de bilan. Pour maintenir le dialogue, Thomas Cazenave a immédiatement transmis une contre-proposition écrite à Sparta Capital. Si la métropole se dit prête à étudier un étalement ou un paiement différé des futurs loyers du stade, elle ne fera aucun cadeau sur le passé. La balle est désormais dans le camp des investisseurs, dont la réponse scellera le destin du monument bordelais.