À deux jours du coup d'envoi de la nouvelle saison de Ligue 1, le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son délibéré ce mercredi. L'arbitre central Abdelatif Kherradji (40 ans) a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis pour des faits de violences conjugales réitérés sur sa compagne.
Bien que le tribunal n'ait pas suivi la procureure de la République, qui requérait 18 mois de prison avec sursis et exécution provisoire, l'officiel gardois a également été contraint à effectuer un stage de sensibilisation à la prévention des violences intrafamiliales.
La défense déplore une décision injuste
Représenté par M? Bruno Rebstock, l'arbitre a nié l'intégralité des accusations tout au long de l'audience, plaidant la relaxe et dénonçant une situation d'injustice. La défense conserve la possibilité de interjeter appel du jugement dans un délai de dix jours.
Afin de ne pas paralyser son avenir professionnel au sein de la fonction publique ou d'organismes délégués, la juridiction a accepté une dispense d'inscription de cette condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.
Quel avenir sur les pelouses de Ligue 1 ?
Si la décision d'inscrire ou non la condamnation au B2 relevait de la sphère judiciaire, l'avenir sportif du Gardois se trouve désormais entre les mains de la Fédération française de football (FFF). Convoqué en amont de son procès dans le cadre d'une procédure de mise à pied à titre conservatoire, Kherradji risque de se voir retirer son écusson fédéral et d'être écarté de manière définitive des compétitions nationales.