Le FC Nantes traverse une crise majeure en ce début de Ligue 2. 18e et lanterne rouge avec 0 point sur 9 possibles, les Canaris affichent un bilan désastreux : 3 défaites consécutives et une différence de buts alarmante (-5). Conséquence immédiate : Michel Der Zakarian a été remercié, remplacé par Grégory Poirier, fraîchement débarqué du Red Star. Le nouveau technicien, qui vient de quitter Martigues après trois saisons, hérite d'un chantier colossal. Première décision tactique : un passage en 3-5-2 pour tenter de stabiliser une défense qui a encaissé 8 buts en 3 rencontres.
Coulibaly dans le viseur
Pour alimenter ce nouveau système, la direction nantaise a identifié Lasso Coulibaly, joueur de l'AJ Auxerre, pour occuper le couloir droit. Le profil correspond aux besoins : un latéral capable de monter et descendre dans un schéma à trois défenseurs centraux. Recruté par l'AJA depuis le Danemark, Coulibaly n'a que très peu joué depuis son arrivée en Bourgogne. Une situation qui ouvre la porte à un départ cet été.
Une opportunité de relance
Pour le joueur, l'option nantaise représente une chance de redémarrer en Ligue 2, un échelon où il pourrait obtenir du temps de jeu. Côté Canaris, l'urgence est absolue : la dernière journée voit Saint-Étienne dominer la compétition (9 points, 10 buts marqués) tandis que Nantes végète en fond de classement. Le mercato se termine dans quelques jours, et Poirier attend des renforts pour espérer inverser une dynamique catastrophique.
La pression monte
Le dossier Coulibaly illustre la stratégie nantaise : recruter des profils sous-utilisés ailleurs pour les relancer dans un projet de remontée. Reste à savoir si Auxerre acceptera de libérer un joueur qu'ils ont eux-mêmes recruté il y a peu. Les prochaines 72 heures seront déterminantes pour connaître l'issue de ce dossier et permettre à Nantes de sortir enfin la tête de l'eau.