C'est le feuilleton qui tient en haleine toute la Canebière en ce début de marché estival. Alors que le départ de Mason Greenwood de l'Olympique de Marseille ne fait plus aucun doute, la destination finale de l'attaquant anglais vire au bras de fer international de dernière minute.
L'OM pris à la gorge par la DNCG et l'UEFA
Les heures de Mason Greenwood sous la tunique olympienne sont officiellement comptées. Confronté à de lourdes difficultés économiques récurrentes et placé sous surveillance étroite par la DNCG et l’UEFA, l’Olympique de Marseille n’a d'autre choix que de dégraisser massivement sa masse salariale. Pour assainir ses comptes, la direction phocéenne a choisi de sacrifier sa valeur marchande la plus élevée, espérant boucler son transfert définitif sous 24 à 48 heures.
Mais le dossier s'avère particulièrement épineux sur le plan contractuel. Lors de la signature de l'Anglais il y a deux ans, Manchester United avait habilement intégré une clause de 40 % sur une future revente. De plus, le club espagnol de Getafe doit également toucher un dédommagement pour avoir relancé le joueur. Pour ne pas voir son bénéfice net fondre comme neige au soleil, le président Pablo Longoria pousse les enchères au maximum et exige une enveloppe globale de 50 millions d'euros bonus compris.
L'offre astucieuse de Fenerbahçe fait pencher la balance
Dans cette course contre la montre, la formation turque de Fenerbahçe a dégainé la première avec une offre évoluant autour de 42 millions d'euros. Si ce montant brut reste en deçà des exigences initiales de l'OM, la structure de la proposition séduit grandement l’état-major marseillais. Le deal n'inclut aucune commission d'agent à la charge du club vendeur.
Du côté du joueur, l'entourage de Mason Greenwood a accepté de s'asseoir sur son intéressement personnel à la revente. Un sacrifice largement compensé par le contrat de quatre ans proposé par les dirigeants d'Istanbul, qualifié de véritable pont d'or « pharaonique » à l'échelle européenne.
Le coup de poker de l'Atlético de Madrid et le choix du cœur
Le dossier semblait scellé, mais l’Atlético de Madrid refuse de s'avouer vaincu. Les Colchoneros sont revenus à la charge avec une proposition de 50 millions d'euros (45 millions fixes plus 5 millions de bonus de performance). Sur le papier, cette offre s'aligne parfaitement sur les exigences financières phocéennes. Le problème est ailleurs : l'enveloppe madrilène englobe l'intégralité des commissions d'intermédiaires ainsi que l'intéressement contractuel de l'attaquant. Marseille toucherait donc moins d'argent net qu'avec la proposition turque.
Le dénouement repose désormais sur la volonté du joueur de 24 ans. Si la tendance globale penche logiquement vers la Süper Lig pour des raisons financières, l'ancien international anglais n'a pas caché à plusieurs de ses coéquipiers du vestiaire sa profonde préférence pour la Liga et le projet sportif de Diego Simeone. Un bras de fer final qui promet des étincelles avant l'officialisation finale.