C'est l'épilogue d'un dossier qui agitait Lyon depuis des mois. Michele Kang et le fonds Ares sont en passe de devenir les nouveaux actionnaires majoritaires de l'Olympique Lyonnais d'ici quelques jours. Après des mois d'incertitude autour de l'avenir du club et de la gestion héritée de l'ère Textor, un accord serait désormais proche d'être finalisé. Les deux parties travaillent encore sur la répartition exacte du capital, mais un apport financier supplémentaire est également prévu pour accompagner l'OL avant son prochain passage devant la DNCG.
Une histoire qui remonte à plusieurs mois
Eagle Football Group avait confirmé que la procédure en cours autour de son actionnaire majoritaire, Eagle Bidco, pourrait aboutir à un changement de contrôle du club, avec un premier accord déjà signé avec un consortium constitué des fonds Ares et d'un affilié de Michele Kang. La société britannique Cork Gully avait repris le contrôle de la holding en mars, mettant définitivement John Textor hors-jeu. Depuis, le dossier n'a cessé d'avancer vers cette issue qui semble désormais imminente.
Kang, déjà aux commandes depuis l'été dernier
Le fonds Ares avait déjà imposé un changement de gouvernance lors du sauvetage d'urgence du club l'été dernier. John Textor avait été contraint de démissionner et Michele Kang avait pris la tête du groupe comme du club. Cette nouvelle opération marquerait donc l'aboutissement logique d'une transition entamée il y a près d'un an, transformant une présidence de transition en propriété pérenne.
Une première historique dans le football masculin
Cette opération marquerait le début d'une nouvelle ère à Lyon, avec Michele Kang et Ares qui dirigent déjà le redressement du club depuis l'été 2025, mais qui deviendraient pour la première fois actionnaires majoritaires d'un club de football masculin. Une situation inédite pour Kang, déjà bien connue dans le football féminin où elle possède plusieurs franchises à travers le monde. Pour l'OL, cette stabilisation actionnariale tant attendue pourrait enfin permettre au club de se projeter sereinement, loin des turbulences financières qui ont marqué les dernières saisons sous l'ère Textor.