Après un marché estival à la diète absolue marqué par l'absence totale d'arrivées et les départs précipités de cadres majeurs tels que Greenwood, Medina, Timber, Rulli, Aubameyang ou Balerdi, la tempête financière ne semble pas prête de s'apaiser sur la Canebière. Le président marseillais Stéphane Richard s'est exprimé au micro de Ligue 1+ pour faire un point lucide sur la situation économique du club. Ratrapé par des gestions passées ayant généré un déficit béant, le dirigeant olympien a confirmé que les restrictions allaient se poursuivre durant le mercato hivernal.
Une cure d'amaigrissement obligatoire face à la DNCG
Afin d'éviter des sanctions lourdes en fin de saison de la part du gendarme financier du football français, la direction de l'OM s'active pour ajuster ses comptes à la baisse. Stéphane Richard a souligné l'ampleur du chantier engagé durant l'été :
« On a fait beaucoup de choses cet été. Globalement, l'effectif a été réduit. On a réussi à réduire la masse salariale, qui était très très conséquente, du jamais vu dans l'histoire du club. Il y a encore des discussions qui sont menées avec certains joueurs pour une réduction de salaire. Il faut saluer ces joueurs, car certains se sont proposés spontanément et d'autres ont ouvert la porte pour participer à cet effort de guerre. »
Un mercato hivernal qui s'annonce encore glacial
Bien que les ventes estivales aient apporté un souffle d'oxygène, le président phocéen ne cache pas que la trajectoire reste incomplète. L'OM devra aborder la prochaine fenêtre des transferts avec une stricte politique de rigueur, sans espoir d'investissements majeurs pour renforcer le groupe :
« Il faudra bien arriver à la fin de l'année devant la DNCG en montrant tout ce qu'on a fait. La trajectoire a été complètement modifiée par rapport aux deux dernières saisons. On n'est pas encore à l'objectif, c'est clair. Se séparer de joueurs, on ne fait pas ça par plaisir… Il faut trouver un équilibre entre un plan de marche économique à suivre et la réalité sportive. »