L’Olympique de Marseille traverse l'une des crises internes les plus violentes de son histoire récente. Ce qui devait être une opération "commando" pour sauver l'honneur en fin de saison a viré au fiasco total. Bloqués en mise au vert prolongée au centre Robert Louis-Dreyfus depuis la défaite humiliante à Nantes (3-0), les joueurs marseillais semblent avoir atteint un point de non-retour psychologique. L'ambiance n'est plus à la reconquête, mais à la rébellion sourde.
Habib Beye excédé, une séance d'entraînement écourtée
Le point de rupture a été officiellement franchi mercredi matin. Face à la nonchalance généralisée de son effectif, l'entraîneur Habib Beye a pris une décision forte : mettre fin prématurément à la séance d'entraînement. Le technicien attendait une réaction d'orgueil ; il n'a trouvé que des joueurs désinvestis, agacés par un enfermement forcé qui pèse lourdement sur les pères de famille du groupe.
Un vestiaire amorphe et des cadres déjà ailleurs
Selon des informations rapportées par RMC Sport, le groupe olympien est désormais décrit comme "amorphe". Si Mason Greenwood cristallise une partie des tensions, il n'est pas le seul. Plusieurs cadres auraient déjà "débranché la prise", l'esprit davantage tourné vers le mercato estival ou les vacances que vers les deux dernières échéances de championnat. Les leaders de vestiaire ne se battent plus pour les points, mais pour obtenir la fin de cette mise au vert jugée contre-productive.
Le déplacement au Havre : une corvée avant les vacances
Le climat de déconnexion est tel que le prochain match contre Le Havre, ce dimanche, est vécu par le staff comme un immense point d'interrogation. Comment aligner une équipe compétitive quand les joueurs ne cachent plus leur mécontentement ? Entre crispations individuelles et désintérêt collectif, l'OM termine sa saison en roue libre. Pour ce groupe qui n'attend plus que les vacances, les deux derniers matchs de Ligue 1 ressemblent à un long calvaire dont tout le monde veut voir la fin.