Deux jours après la débâcle historique concédée à Bollaert face à Côme en Ligue des champions (1-9), le temps est à l'introspection dans le camp lensois. En conférence de presse d'avant-match ce vendredi, l'entraîneur Yannick Cahuzac et le défenseur Jonathan Gradit ont joué la carte de la transparence totale à l'aube d'accueillir l'Olympique de Marseille ce dimanche (20h45).
« J'ai manqué de lucidité » : le mea culpa de Yannick Cahuzac
Marqué par cette soirée cauchemardesque qui restera comme une tache indélébile dans l'histoire du football français, le technicien artésien n'a pas cherché d'excuses, endossant la pleine responsabilité de cette déroute tactique et émotionnelle.
« Quand j'analyse le match, il y a deux facteurs où on a été défaillants : l'aspect tactique et émotionnel. [...] À la mi-temps j'ai des choix à faire. J'hésite entre fermer la boutique à 3-0 soit lancer du sang neuf pour impulser quelque chose. La finalité, dix minutes après il y a 6-0. J'ai manqué de lucidité à ce moment-là. C'est difficile mais ça fait partie du métier », a reconnu l'entraîneur des Sang et Or, ajoutant que ni lui ni ses hommes ne s'étaient reconnus lors de cette seconde période cataclysmique.
Réunion de crise et remobilisation générale menée par les cadres
Interrogé à son tour, Jonathan Gradit n'a pas masqué les sentiments qui ont traversé le vestiaire au lendemain de l'événement, évoquant sans détour « la honte, la frustration et l'énervement ». Le défenseur central a également confirmé que la direction s'était entretenue avec le groupe pour crever l'abcès et rappeler les exigences liées au maillot lensois.
« La direction nous a réunis. C'était important pour eux de dire les vérités. [...] S'il n'y a pas de caractère, on ne peut pas exister dans ce monde. Avec Flo (Thauvin), c'est notre rôle de régler certaines choses avec certaines personnes et montrer de mauvaises attitudes. Mais c'est un naufrage collectif », a martelé le joueur de 33 ans.
Entre remobilisation interne et nécessité absolue de réagir devant son public, le RC Lens s'avance vers le choc face à l'OM avec l'obligation absolue de montrer un tout autre visage pour éviter l'embrasement.