Toujours immensément apprécié par le Peuple Vert, Max-Alain Gradel garde un œil très attentif sur l'actualité de l'AS Saint-Étienne. Interrogé sur le terrible dénouement de la saison passée et sur les grands chantiers estivaux, l'ancien dynamiteur ivoirien a livré son analyse sans langue de bois, partageant ses doutes sur le nouveau coach tout en se montrant très rassurant pour le mercato.
La cicatrice encore ouverte du barrage face à Nice
La non-montée en Ligue 1 a laissé d'immenses regrets dans le Forez. Longtemps installés dans le wagon de tête, les Verts ont finalement craqué lors des barrages face à l'OGC Nice, les condamnant à une nouvelle saison dans l'antichambre de l'élite. Un scénario cruel qui a touché Max-Alain Gradel (117 matchs sous le maillot vert entre 2011 et 2015).
"Cette défaite contre Nice a été douloureuse, car j’espérais vraiment que l’ASSE allait remonter en Ligue 1, là où est sa place", a confié l'Ivoirien au micro de Top Mercato. Pour lui, l'effectif a payé l'usure mentale et physique d'un exercice à rallonge, mais le standing du club et la ferveur du Chaudron remettront immédiatement l'ASSE parmi les grands favoris à la montée.
Les interrogations légitimes autour d'Ian Cathro
Si la déception des barrages est digérée, c'est le choix de la nouvelle direction qui interpelle l'ancien numéro 7 stéphanois. La nomination de l'Écossais Ian Cathro sur le banc a surpris la majorité des observateurs, à commencer par Gradel, qui privilégiait une tout autre filière.
"Je m’attendais davantage à ce que le club recrute un entraîneur français connaissant bien la Ligue 2. Mais pourquoi pas ?", glisse-t-il avec franchise. Tout en demandant du temps pour juger le technicien britannique, Gradel fait écho aux doutes venus d'Écosse, où les suiveurs de Hearts rappellent que le costume de numéro un était peut-être arrivé trop tôt pour lui, malgré ses qualités évidentes de tacticien.
"L'ASSE a les reins solides" : Gradel refuse de paniquer
Alors que les rumeurs d'exode massif s'intensifient autour des valeurs marchandes du club comme Lucas Stassin, Zuriko Davitashvili ou le jeune Djylian N’Guessan (18 ans), l'ancien international ivoirien a tenu à envoyer un message fort pour calmer l'environnement stéphanois. Selon lui, le club n'est absolument pas aux abois financièrement.
"Saint-Étienne reste un club attractif. Économiquement, l’ASSE a les reins solides", affirme-t-il avec assurance. Gradel est convaincu que le board peut conserver son ossature en n'autorisant qu'un ou deux départs ciblés, loin du démantèlement tant redouté. Prenant l'exemple de la pépite N'Guessan, courtisée à l'étranger, il estime qu'une saison de plus dans le Forez serait idéale pour sa post-formation. De quoi aborder les dossiers chauds (Sohaib Naïr, Keasse Bah) avec une sérénité bienvenue.