Le costume d'entraîneur de transition lui colle décidément un peu trop à la peau. Connu dans le Championnat de France pour ses passages éphémères mais remarqués, le technicien espagnol Oscar Garcia vient d'essuyer un terrible coup d'arrêt à l'étranger. Moins d'une demi-saison après sa nomination sur l'un des bancs les plus prestigieux d'Europe, la sentence est tombée.
Le géant de l'Ajax Amsterdam perd déjà patience
L'histoire s'est une nouvelle fois écrite en accéléré pour l'ancien manager des Verts. Promu à la tête de l'équipe première de l'Ajax Amsterdam après avoir fait ses gammes avec la réserve, l'entraîneur espagnol n'aura jamais eu le temps d'imprimer sa philosophie de jeu.
Le club néerlandais a officialisé ce lundi une séparation à l'amiable après seulement cinq petits mois de collaboration. Une décision radicale de la part d'une institution pourtant historiquement réputée pour sa stabilité et sa patience avec les éducateurs, mais la direction a préféré trancher dans le vif face à un projet de jeu jugé insuffisamment convaincant.
Une impressionnante collection de contrats "express"
Cette éviction précoce en Hollande vient tristement confirmer une tendance lourde et récurrente tout au long de la carrière du technicien. Partout où il passe, le Catalan peine à s'installer dans la durée, comme le prouve la longévité de ses dernières expériences sur les bancs internationaux :
Olympiakos : environ 3 mois
Chivas Guadalajara : environ 4 mois
Ajax Amsterdam : 5 mois
Celta Vigo : environ 12 mois
Louvain : environ 12 mois
Stade de Reims : environ 15 mois
Le souvenir d'un scénario identique à l'AS Saint-Étienne
Dans le Forez, les supporters de l'ASSE gardent un souvenir très vif de ce mode de fonctionnement. Arrivé au début de l'exercice 2017-2018 avec l'étiquette d'un tacticien ambitieux adepte du beau jeu, son passage dans la Loire s'était arrêté de manière brutale après seulement quelques mois sur le banc stéphanois, lassé par les dysfonctionnements internes du club à l'époque.
À 53 ans, Oscar Garcia va une nouvelle fois devoir plier bagage et se mettre en quête d'un nouveau défi. Si son profil de bâtisseur séduit toujours sur le papier, cette incapacité chronique à s'inscrire dans un projet à long terme risque de refroidir plus d'un président cet été.