Le climat déjà délétère au FC Nantes vient de franchir un nouveau stade de tension. Alors que le club lutte pour sa survie en Ligue 1, Nicolas-Pierre Bernot, coordinateur médical et kiné de l'équipe première, a annoncé qu'il quitterait ses fonctions à la fin de la saison. Une décision motivée par les propos récents de Waldemar Kita, qui avait suggéré qu'un membre du staff médical agissait dans l'ombre pour faire tomber les entraîneurs.
Une réponse cinglante aux accusations de Waldemar Kita
Tout a commencé lors d'une interview du président nantais pour Eurosport, où ce dernier affirmait qu'un membre du corps médical l'avait poussé à changer d'entraîneur dès l'intersaison, prédisant "une catastrophe". Si aucun nom n'avait été cité, les soupçons s'étaient rapidement portés sur Bernot.
Dans un long message publié sur Instagram, ce dernier a fermement démenti ces allégations :
« Je tiens à garantir sur ce que j'ai de plus cher que je n'ai jamais parlé au président pour critiquer un seul des coachs... et pas davantage Luis Castro. »
"Jeté en pâture" : Le cri du cœur d'un amoureux des Canaris
Présent au club depuis 16 ans, Nicolas-Pierre Bernot ne cache pas sa profonde tristesse. Il décrit des attaques "inqualifiables" et refuse d'être le "bouc émissaire" des difficultés actuelles du club. Le coordinateur médical évoque ses sacrifices personnels, notamment vis-à-vis de sa famille et de sa fille handicapée, pour s'investir totalement dans sa mission, avant de voir son intégrité remise en cause publiquement.
Il se défend d'être le "manipulateur machiavélique" décrit en coulisses et assure avoir toujours agi dans l'intérêt du FC Nantes, club dont il est supporter depuis l'enfance.
Une fin de cycle douloureuse à la Beaujoire
S'il a choisi d'arrêter, Bernot précise qu'il terminera la saison par professionnalisme, refusant de "sauter du bateau en cours de route". Ce départ marque une perte importante pour le staff technique, Bernot étant considéré comme le "fil rouge" médical du club depuis plus d'une décennie.
Cette nouvelle crise interne, à quelques heures d'un match décisif contre l'OM, illustre une fois de plus la fracture profonde entre la direction et ses salariés, alors que l'avenir sportif du club ne tient plus qu'à un fil.