Alors que le FC Nantes panse encore ses plaies et tente de structurer son retour dans l'antichambre de l'élite après sa douloureuse relégation, les coulisses de la Beaujoire sont déjà secouées par une crise interne majeure.
Un festival offensif sur le terrain, un incendie en coulisses
Sur le rectangle vert, la préparation estivale des Canaris a démarré sous les meilleurs auspices. Opposés à la formation de Fleury pour leur toute première sortie amicale, les hommes de Michel Der Zakarian n'ont fait qu'une bouchée de leur adversaire du jour en s'imposant sur le score sans appel de 5 buts à 0. Un festival offensif idéal pour engranger de la confiance, mais qui n'a pas suffi à masquer le lourd malaise qui pèse sur le groupe professionnel depuis plusieurs semaines.
Le FC Nantes a en effet dû composer sans son arme offensive numéro un, Mostafa Mohamed. L'attaquant international égyptien a tout simplement décidé de boycotter le rassemblement de l'équipe, brillant par son absence depuis la reprise officielle des entraînements fixée au 24 juin dernier. Une désertion en bonne et due forme qui met le staff technique dans une situation particulièrement inconfortable à l'aube d'une saison de Ligue 2 qui s'annonce exigeante.
Le coup de gueule mémorable de Michel Der Zakarian
Face à cette situation ubuesque, l'entraîneur nantais a choisi de rompre le politiquement correct. Interrogé par nos confrères de Ouest-France à l'issue de la rencontre amicale, le technicien franco-arménien a exprimé son immense sidération ainsi qu'un profond agacement. « Mostafa… moi je n’ai jamais vu ça quoi ! », a lâché le coach des Canaris, visiblement désabusé par l'attitude de son joueur.
Ferme et tranchant, le volcanique entraîneur a immédiatement renvoyé le natif du Caire à ses responsabilités contractuelles : « C’est lui qui a décidé de faire ça. On verra quand il revient. » Une sortie médiatique qui pose les bases d'un retour électrique, si tant est que le joueur daigne un jour se présenter à la Jonelière.
La dégringolade financière en Ligue 2 à l'origine du clash
Si le joueur n'a pas officiellement communiqué sur les raisons de sa grève, les coulisses du club laissent filtrer des explications purement économiques. Selon les informations du média régional, ce bras de fer soudain trouve sa source dans les conséquences contractuelles de la descente à l'échelon inférieur. La relégation du FC Nantes a entraîné une baisse automatique et significative des salaires de l'ensemble de l'effectif professionnel.
Cette cure d'austérité financière imposée par la perte des droits TV de l'élite aurait profondément braqué l'ancien joueur de Galatasaray. Refusant de voir ses émoluments amputés, Mostafa Mohamed semble déterminé à forcer son départ lors de ce mercato estival. Reste à savoir si la direction nantaise acceptera de céder à ce chantage ou si le joueur sera lourdement sanctionné à son retour. Le feuilleton de l'été ne fait que commencer sur les bords de l'Erdre.