Le feuilleton de la 31ème journée de Ligue 1 continue de secouer le FC Nantes. Après son exclusion explosive lors du derby face à Brest, Vahid Halilhodži? a choisi les colonnes de L'Équipe pour livrer sa vérité. Accusé d'avoir eu un comportement véhément et un contact physique avec le corps arbitral, le technicien franco-bosnien de 73 ans nie en bloc toute forme d'agression verbale ou de menace.
Une défense musclée : « S'ils trouvent une insulte, qu'ils me suspendent 50 ans »
Fidèle à son franc-parler légendaire, "Coach Vahid" ne décolère pas contre le scénario du match, mais réfute les accusations les plus graves. S'il reconnaît avoir été "véhément" après l'expulsion de son attaquant Dehmaine Tabibou, il assure que ses propos sont restés dans le cadre de la contestation sportive. « J'ai bougé, à gauche, à droite, mais je n'ai jamais insulté ni menacé », martèle-t-il, mettant au défi quiconque de trouver une preuve du contraire sur les images de télévision.
Le point de friction majeur reste son contact avec le quatrième arbitre, Florent Batta. Vahid explique n'avoir demandé que du respect et des explications que l'arbitre central, Guillaume Paradis, aurait refusé de lui donner sur le moment.
L'aveu de l'arbitre comme circonstance atténuante ?
Un élément de poids pourrait jouer en faveur du camp nantais : l'arbitre Guillaume Paradis a lui-même reconnu, dans un rapport complémentaire, une erreur d'appréciation sur l'expulsion de Tabibou. En demandant la requalification du carton rouge en simple jaune, l'officiel valide indirectement le sentiment d'injustice ressenti par Halilhodži? sur le bord de la touche. Pour l'entraîneur des Canaris, c'est la preuve que sa réaction, bien qu'excessive, était fondée sur une erreur manifeste qui a faussé la rencontre.
Malgré la lourde suspension qui plane au-dessus de sa tête, certains évoquant une fin de saison prématurée, voire une fin de carrière sur ce coup d'éclat, Vahid Halilhodži? a annoncé qu'il ne se rendrait pas à Paris pour se défendre devant la Commission de discipline de la LFP. « Je n'irai pas, je n'ai pas le temps », a-t-il tranché, préférant se concentrer sur le voyage au Parc des Princes pour défier le PSG ce mercredi.
À quelques semaines de sa retraite annoncée, le technicien semble avoir déjà tourné la page, qu'il soit sur le banc ou en tribune pour les derniers matchs de l'histoire nantaise cette saison.