Le dossier Cardona a basculé en quelques semaines. Alors que des rumeurs de départ circulaient en début de mercato, le sondage lancé par But! auprès des supporters stéphanois vient de trancher : 91,6 % des votants souhaitent conserver l'attaquant de 29 ans. Une réponse aussi nette qu'elle est révélatrice du virage opéré par Irvin Cardona sur les premières journées de championnat.
Leader d'attaque en Ligue 2
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 4 buts en 3 matchs, 1 passe décisive, 8 passes clés et une note moyenne de 8,2 : Cardona ne se contente pas de marquer, il structure l'attaque stéphanoise. Actuellement meilleur buteur de Ligue 2, l'ancien Brestois occupe le registre du joueur hybride, capable d'évoluer sur plusieurs fronts offensifs. Son temps de jeu (191 minutes sur 3 matchs) confirme la confiance que lui accorde le staff. Saint-Étienne, leader du championnat avec 9 points sur 9, affiche 10 buts marqués pour 1 seul encaissé. Difficile d'imaginer ce bilan sans l'efficacité de son attaquant.
Le retournement de situation
La question « L'ASSE doit-elle se séparer d'Irvin Cardona ? » semblait encore légitime il y a quelques semaines, quand des interrogations entouraient son avenir. Aujourd'hui, elle apparaît presque incongrue. Les performances du joueur ont éteint toute velléité de départ. En interne comme du côté des supporters, le message est clair : Cardona est devenu un atout central du dispositif. Dans une course au titre où chaque point comptera, se priver de son meilleur buteur constituerait un pari bien trop risqué.
Cathro dispose d'une arme stratégique
Pour l'entraîneur écossais, Cardona coche toutes les cases : maturité, polyvalence, capacité à peser sur les défenses adverses. À 28 ans (29 ans fin août), le Français est dans sa pleine maturité athlétique. Son profil permet d'ajuster le système en cours de match, d'exploiter plusieurs zones offensives, de fixer les centraux adverses. Avec 3 victoires en 3 matchs et une dynamique immaculée, Saint-Étienne construit sa campagne sur des certitudes. Cardona en fait clairement partie. Le verdict populaire vient simplement entériner ce que le terrain démontre déjà : cet homme-là n'a aucune raison de quitter le Forez cet été.