Mostafa Mohamed file en Turquie. L'international égyptien rejoint Konyaspor pour environ 1 M€, selon L'Équipe. Le FC Nantes solde ainsi un dossier qui aura viré au fiasco depuis son arrivée en prêt de Galatasaray en 2022. À un an de la fin de son contrat, le club des bords de Loire n'avait plus aucune marge de manœuvre. Les 6 M€ déboursés pour lever l'option d'achat il y a trois ans apparaissent aujourd'hui comme une erreur stratégique majeure.
Grèves à répétition et rupture avec le vestiaire
Le numéro 31 nantais laisse un souvenir désastreux. Par trois fois, Mohamed a refusé de jouer lors des journées de lutte contre l'homophobie organisées par la LFP. Après des excuses initiales invoquant des menaces contre sa famille, l'attaquant a récidivé les deux saisons suivantes — sans jamais s'excuser à nouveau, malgré les amendes infligées par le club. Un comportement qui a provoqué la colère des supporters, d'autant que ces absences intervenaient systématiquement dans les dernières journées de championnat, alors que Nantes luttait pour son maintien. L'abandon de ses coéquipiers dans ces moments critiques a définitivement scellé son image.
Une fin de mercato musclée
L'été 2026 devait être celui du retour aux entraînements fin juin. Mohamed en a décidé autrement. Absent de la Coupe du monde après des performances décevantes, l'Égyptien a entamé une nouvelle grève pour forcer son départ. Le club a encore dû dégainer les amendes pour le faire revenir, avant de le placer à l'écart du groupe professionnel. Le divorce était consommé. Konyaspor, où évolue déjà son ancien coéquipier Chidozie Awaziem, lui offre une issue. Pour Nantes, c'est surtout un soulagement.
Un mercato d'opportunité pour Konyaspor
L'opération profite au club turc, qui récupère un attaquant de 26 ans pour une somme modique. Mohamed retrouve un championnat qu'il connaît bien et l'occasion de relancer une carrière grippée par trois années chaotiques. Pour Nantes, l'addition est salée : une perte financière nette de 5 M€ et un vestiaire éclaboussé par des prises de position controversées. Le dossier Mohamed restera comme l'un des ratés majeurs de la gestion sportive nantaise de ces dernières saisons.