À un mois de la reprise officielle du championnat de Ligue 2, le FC Nantes se retrouve face à ses vieux démons. Si le rayon des arrivées s’est quelque peu animé, le grand ménage espéré au sein d’un effectif marqué par la relégation est au point mort.
Des recrues en pagaille, des ventes invisibles
La reconstruction nantaise ressemble pour le moment à un chantier à sens unique. En coulisses, la direction des Canaris a pourtant fait l'effort d'empiler rapidement de nouveaux visages avec les signatures de Maxime Dupé, Willity, Gaëtan Perrin et de l'attaquant de Rodez Killian Corredor. Mais au rayon des départs, c’est le néant le plus absolu.
On s’attendait légitimement à une vague massive de départs pour soulager les finances et insuffler un vent de fraîcheur sur un vestiaire traumatisé par une saison catastrophique. Pourtant, des profils comme Johann Lepenant, Mathis Abline, l'espoir Leroux ou encore Tati ne voient rien venir de concret. Si la Coupe du Monde 2026 ne semble pas particulièrement paralyser les transactions européennes, la frilosité économique globale pousse les courtisans à temporiser. Un statu quo inquiétant pour un groupe professionnel qui n’a collectionné que des désillusions ces derniers mois et qui a cruellement besoin d'un renouvellement en profondeur.
Le spectre d’un nouveau fiasco plane sur la Jonelière
L’absence de boussole technique ne manque pas d'agacer les habitués de la Beaujoire. Dans un club qui s'illustre par l'absence d’une direction sportive solide et cohérente, le flou est total quant au profil de l'effectif idéal pour batailler dans l'antichambre de l'élite. Faut-il s’appuyer en priorité sur la jeunesse prometteuse de la Jonelière représentée par Leroux, Tati, Guirassy et Dehmaine Tabibou, ou faire confiance à des joueurs d'expérience rompus aux joutes de la Ligue 2 ?
Les dirigeants nantais, abonnés aux mêmes erreurs de casting d’un été sur l’autre, jouent gros. Les deux prochaines semaines seront déterminantes avant la reprise programmée le 8 août prochain face au promu, le Red Star. Une chose est sûre : pour équilibrer ses comptes financiers et éviter de sévères sanctions, le FC Nantes va devoir faire entrer des liquidités. Et la seule vente de Mathis Abline, déjà scellée, ne suffira pas à éponger l'ardoise.