L'Olympique de Marseille mise sur une vente à gros prix de son attaquant anglais pour renflouer ses caisses cet été, étant donné la très probable absence de Coupe d'Europe l'an prochain. Mais entre les performances en berne depuis deux mois et une atmosphère qui se tend en interne, le club phocéen est en train de compromettre lui-même l'opération susceptible de lui rapporter le plus d'argent.
Le contexte était pourtant favorable. Recruté dans la discrétion après ses démêlés judiciaires en Angleterre, Mason Greenwood avait réussi sa première saison marseillaise au point de s'imposer comme l'un des attaquants les plus redoutables de Ligue 1. L'OM avait flairé le bon coup, et la revente avec une grosse plus-value semblait n'être qu'une question de timing. Sauf que depuis l'arrivée de Habib Beye sur le banc en février 2026, quelque chose a changé. Plus aucun but depuis sa réalisation face au Toulouse FC début mars, une blessure contre le LOSC, une suspension contre l'AS Monaco — le compteur est à l'arrêt depuis deux mois.
Une valeur qui fond, et le club n'y est pas pour rien
C'est là que la situation bascule vraiment. Estimée à environ 50 M€ il y a encore quelques semaines, la cote de Greenwood est en chute libre. Et le pire, c'est que l'OM y contribue activement. Selon L'Équipe, un entraînement a récemment été interrompu par Beye, en partie à cause d'un comportement jugé trop solitaire de l'Anglais. Dans la foulée, des informations sur son refus d'apprendre le français — estimant que l'anglais suffisait au vestiaire — ont filtré dans la presse. Chaque sortie négative érode un peu plus la valeur marchande de celui que le club espère vendre le plus cher possible. L'OM se tire une balle dans le pied.
Un marché qui se rétrécit
La Premier League reste inaccessible pour Greenwood en raison de son passé judiciaire, ce qui réduit considérablement le nombre d'acheteurs potentiels. L'Atlético Madrid, la Juventus Turin, le Borussia Dortmund et l'Arabie Saoudite sont évoqués, mais sans offensive concrète pour l'instant. À titre de comparaison, Bologne valorise son ailier Jonathan Rowe à 40 M€ dans la presse malgré des statistiques modestes. Une sacrée plus-value quand on sait que l'anglais a rejoint le club il y a tout juste un an contre 17 millions d'euros, en provenance de l'Olympique de Marseille justement...
Malheureusement, le club phocéen a trop souvent l'habitude de démolir son image plûtot que de la valoriser ses derniers temps, et ferait mieux de se reprendre avant qu'il ne soit trop tard.