Nice n'a pas réussi à battre un Metz sans enjeu ce dimanche soir (0-0). Condamnés aux barrages, les Aiglons ont vécu une soirée cauchemardesque, conclue par un envahissement de terrain dans le temps additionnel.
Une soirée sous pression permanente
L'Allianz Riviera se savait au bord du précipice avant même le coup d'envoi. Pour rester en Ligue 1 sans passer par les barrages, Nice devait l'emporter face à un Metz déjà relégué et sans aucun enjeu. Le scénario idéal pour les supporters niçois. Sauf que les Aiglons n'ont jamais su trouver la faille.
Dès la 33e minute, la mauvaise nouvelle est tombée : Auxerre et Le Havre avaient tous les deux ouvert le score dans leurs matchs respectifs. Le silence s'est installé dans les tribunes, suivi rapidement d'une immense bronca à la mi-temps (0-0). Les ultras de la Populaire Sud, qui avaient déployé une banderole "Tous à Paris ! Seuls contre tous" avant le match, n'ont jamais caché leur frustration.
Metz résiste, Nice s'effondre mentalement
En seconde période, Claude Puel a tenté de relancer ses hommes avec des changements (Cho, Boudaoui). Mais malgré une domination nette dans les stats 30 tirs contre 13 pour Metz les Niçois n'ont pas réussi à cadrer suffisamment pour inquiéter Fischer. Wahi, Diop, Abdi : les occasions ont été gâchées les unes après les autres. Un inefficacité cruelle, dans un match qui valait une saison entière.
À l'heure de jeu, les supporters scandaient déjà "On est en Ligue 2" dans les tribunes, comme un aveu d'impuissance collective.
L'envahissement en toute fin de match
Au coup de sifflet final, après 90 minutes de frustration et d'intensité contenue, les événements ont dégénéré. Le terrain de l'Allianz Riviera a été envahi. Les forces de l'ordre sont intervenues. La saison de Nice se termine donc dans le chaos, avec en ligne de mire des barrages contre Saint-Étienne pour le maintien en Ligue 1.