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L1 – Le baromètre des entraîneurs à la mi-saison

La première partie de sa saison est désormais terminée, il est temps de faire le bilan. Et aujourd’hui, place aux entraîneurs. Quels sont les entraîneurs qui nous ont enchanté et ceux qui nous ont ennuyé ? Décryptage.

Les bons élèves

Christophe Galtier (LOSC)

Arrivé au LOSC en décembre 2018, l’entraîneur sudiste semble avoir trouvé le challenge qui lui fallait. En effet, en compagnie de l’ancienne direction à ses côtés, il a complètement redressé le club nordiste. Dans les dernières places à son arrivée, le LOSC figure aujourd’hui comme une équipe de calibre européen. Cette année, son équipe joue le titre en championnat et s’est qualifiée plutôt aisément en seizièmes de finale d’Europa League.

Le coach de 54 ans a su jusqu’ici bonifier le travail de Luis Campos. Avec les talents rapportés par l’ancien conseiller du président Lopes, il a su se montrer comme un réel meneur d’hommes comme lors de son passage stéphanois. Il a aussi su prouver qu’il pouvait se remettre en question au niveau du jeu proposé. Jugé trop défensif dans le Forez, il a complètement remis en cause ses principes de jeu pour proposer une animation plus attractive. Toujours basé sur une solidité défensive évidente, le jeu lillois se base sur des rapides et intenses transitions. Sur les quelques secondes de celles-ci, le club lillois arrive grandement à faire la différence et tromper son adversaire. Cette année, dans son 4-4-2 habituel depuis l’année passée, l’effort de pressing des joueurs se fait aussi ressentir. Toutes ses composantes font du LOSC aujourd’hui, l’une des meilleures équipes de France.

Olivier Dall’Oglio (Brest)

Débarqué à l’hiver 2018 du club dijonnais, l’entraîneur de 56 ans a su parfaitement rebondir chez le promu brestois. Un an et demi après, son équipe finistérienne est l’une des plus séduisantes de Ligue 1. Avec des joueurs jugés moyens ou indésirables dans d’autres clubs (Philipoteaux, Honorat ou encore Romain Faivre), le natif d’Ales a su en faire un collectif qui favorise le jeu. Cette saison, Brest figure au milieu du tableau (11e), mais son football est grandement reconnu par nos spécialistes. Des redoublements de passes pour trouver des décalages, du jeu rapide, des latéraux efficaces et des joueurs qui exploitent le plein-potentiel, voici ce qu’à su apporter à une équipe brestoise.

Durant cette première partie de saison, Brest a également su élever son niveau contre équipes présumées plus fortes et notamment à domicile. Après Monaco et Saint-Etienne, c’est le LOSC de Christophe Galtier qui était venu s’y casser les dents. En une demi-heure, le club breton menait 3-0 avant de se faire peur. Mais la victoire était au bout. A l’extérieur aussi Brest a su montrer des choses. Contre l’OL et le PSG notamment, où sur certaines phases de jeu, ils dominaient leurs adversaires. Une demi-saison attrayante à confirmer en deuxième partie de saison.

Rudi Garcia (OL)

Qui aurait pensé qu’à ce stade de la saison, l’OL de Rudi Garcia serait leader du championnat. Peu de personnes. Mais il faut féliciter le travail de Rudi Garcia, qui fut très critiqué à son arrivée. En effet, ce dernier sortait d’une expérience chez le rival marseillais, et passer de l’un à l’autre, n’est pas forcément une bonne idée pour essayer de redorer son image. Le champion de France avec le LOSC a su relever les Lyonnais et les hisser au sommet de la Ligue 1, mais aussi en demi-finales de la Ligue des Champions.

Si le coach lyonnais et ses joueurs ont mal digéré la première partie de saison en pataugeant un peu en concédant des résultats négatifs (à Bordeaux, Montpellier, Lorient et contre Nîmes), l’arrivée de Lucas Paqueta à la fin septembre a donné un second souffle à cette formation rhodanienne qui en avait grandement besoin. Depuis, le jeu est retrouvé, les phases de jeu se sont améliorées et les joueurs performent à l’image de Kadewere, qui a failli rejoindre le Dijon FCO, à l’été dernier. Une bonne entente sur le terrain et en dehors qui prouvent que Rudi Garcia n’en a pas fini avec le football.

Les mauvais élèves

Jêrome Arpinon (Nîmes Olympique)

Celui qui a succédé à Bernard Blaquart et a longtemps été son adjoint, n’a pas eu de réussite pour sa première saison en tant qu’entraîneur principal. Il n’est pas si aux antipodes de ce que son prédécesseur pouvait proposer, mais Arpinon, qui prône les valeurs de sa ville natale, s’est occupé de l’aspect défensif, mais pas de l’aspect offensif de son équipe. Résultat, Nîmes figure comme la lanterne rouge du championnat. Très critiqué par les supporters crocos, le coach a toujours la confiance de ses dirigeants. Mais pour combien de temps ?

Il faut aussi souligner que son effectif n’est pas le meilleur qu’il soit. En effet, l’équipe croco paraît comme la plus faible de Ligue 1 cette saison en compagnie du DFCO. Renaud Ripart et Antony Briancon font partie des derniers titulaires d’un club qui semble glisser tout doucement vers la relégation. Même les recrues Meling et Cubas, plutôt prometteuses, n’y arrivent plus. Un problème de confiance ?

Thomas Tuchel (ex-PSG)

Licencié le 24 décembre dernier, l’ex-coach allemand a payé les incompréhensions de son coaching avec notamment des compositions folkloriques. Assez surprenant dans ses choix, le coach parisien semble avoir perdu ses moyens dans un club du top 8 européen. Entre la pression des dirigeants et la volonté de prouver qu’il pouvait faire du Paris Saint-Germain, un vainqueur de Ligue des Champions, l’Allemand a sombré.

Cette saison, après la déception de la perte de la Ligue des Champions, l’équipe parisienne a semblé lessivé et son coach aussi. Défaits par Lens et Marseille, lors de deux premières journées, la suite est légèrement convaincante, mais le PSG doit ses victoires à de nombreux exploits individuels de ses stars, et non pas grâce à son collectif. Aujourd’hui parti, l’ancien coach de Dortmund pourra souffler et rejoindre sans doute un club moins huppé, mais avec moins de pression.

Patrick Vieira (ex-Nice)

Le champion du monde 98 avec les Bleus lançait, il y a trois ans, sa carrière d’entraîneur en Europe. Après deux premières saisons sans convaincre, la troisième est de trop pour la direction niçoise, qui décide de l’évincer après une défaite contre Leverkusen en Europa League. L’un des symboles du projet INEOS était attendu, car cette année, le directoire aiglon avait réussi à attirer un bon nombre de joueurs (Rony Lopes, Amine Gouiri, Hassane Kamara…). Mais rien n’y fait, la production niçoise sur le terrain est bien trop faible, malgré les idées que prônaient Vieira en conférence de presse ou ailleurs.

Le message ne passait sans doute plus entre le coach et ses joueurs qui sont aujourd’hui placés dans le ventre mou. Remplacé par Adrian Ursea, un proche de Lucien Favre, les ambitions niçoises semblent ne pas avoir changer. Le coach roumain n’a pas inversé la courbe des résultats et peine à transmettre son idée de jeu à ses joueurs. Affaire à suivre…

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